Verrerie de Pierre-Bénite

Aussi connue sous : Verrerie royale de Pierre-Bénite

Noms et raisons sociales au fil du temps

  • Verrerie royale de Pierre-BéniteNom d'Usage
    Période : 1768-1793

Histoire

Fondée par Joseph Esnard ou Eynard, né à Fessevillers (Doubs) le 2 avril 1713 et décédé le 7 juin 1790 à Oullins, hameau de Pierre-Bénite. Il est cofondateur, en 1749, de la Verrerie Royale de Givors avec Michel Robichon, puis de la Verrerie Royale de Pierre-Bénite en 1768. Il a eu trois épouses, la dernière étant Marie Saint-Pierre, qu’il épouse le 20 octobre 1744 à Lyon, et dont il aura un fils, Melchior Esnard.

Selon Pierre Pelletier, Joseph Esnard aurait fondé l’établissement de Pierre-Bénite avec les fils de Michel Robichon et un certain M. de Valencize, mais il ne donne aucune date. L’explication est plutôt confuse et cet événement parait assez peu vraisemblable, car M. Esnard avait plutôt des relations compliquées avec les fils Robichon, lorsqu’ils ont succédé à leur père en 1759. Joseph Esnard a probablement créé son établissement seul en 1768, après avoir rongé son frein en attendant que l’exclusivité de 20 ans accordée à la Verrerie de Givors soit écoulée.

On a une confirmation de cette hypothèse dans cet extrait de la Gazette du commerce du 4 août 1772 :

Il y a quatre ans environ [donc vers 1768] que la mésintelligence des Entrepreneurs de la Verrerie de Givors, à 4 lieues de cette Ville [Lyon] sur le Rhône, les ayant obligés de se séparer, le sieur Eynard s'établit à Pierre-Bénite, à une lieue & demie d'ici sur le Rhône. La grandeur des ateliers, l'ordre qui y règne, & l'intelligence des constructions rendent cette Manufacture un objet de curiosité. Cependant la Manufacture de Givors n'a rien perdu de son mérite. Dans l'une & dans l'autre, on fabrique des bouteilles estimées, de beaux verres à vitres, & même des verres blancs à l'imitation de Bohême. Chacune de ces Manufactures occupe plus de 80 personnes. Il s'en est établi une troisième à la porte de cette Ville sur le bord de la Saône : mais elle ne paraît avoir pour objet que ces ouvrages légers, connus dans le commerce de verrerie sous le nom générique de boufferie, gobelets, phioles , cornues , tubes &c.

En 1793, durant l’épisode de l’insurrection de Lyon, on mentionne très rapidement l’occupation de la verrerie.

Dans le livre “La gastronomie de Berchoux et la région lyonnaise”, paru en 1994, on peut lire :

Ainsi, à Oullins, la verrerie du sieur Esnard, créée en 1768 au port de Pierre-Bénite (50), "aussi remarquable par la grandeur que par la régularité des bâtiments", occupe déjà deux-cents personnes en 1770 (39).

Il serait intéressant de consulter les références. On lit ensuite que Suffren a ramené d’Inde, en 1785, des familles qui ont été installées à la Guillotière. Celles-ci "excitent la curiosité par leurs costumes, leurs bijoux aux oreilles et au nez".

Dans l’édition de 1808 de l’Almanach du commerce, la verrerie est mentionnée à Pierre-Bénite. On la trouve aussi dans l’édition de 1810. A partir de 1812, on ne signale plus de verriers à Oullins dans les registres d'état civil, preuve que l'activité avait définitivement cessé peu avant.

Personnalités Clés

Verriers Associés

Jean Baptiste Brischoux (1744 - 1789)

Souffleur de verreenv. 1770 - après 1778

George Antoine Sigwart (1725 - 1791)

Ouvrier en verre à vitre1781 - 1787

Galerie d'Images

Extrait cadastre napoléonien commune d'Oullins (Section C dite de Pierre-Bénite, feuille n°2 parcelles (316-695)

Extrait cadastre napoléonien commune d'Oullins (Section C dite de Pierre-Bénite, feuille n°2 parcelles (316-695)

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